| Conférences
& Tables rondes de l'édition 2010 |
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La
perception de l'émigration internationale par les jeunes
(Jeudi 11 Février 2010 - 10H30 : Faculté des Lettres
et des Sciences Humaines , salle n° 46.)
Le migrant n’est pas un objet balistique mu par les différentiels
entre les zones de départ et de destination, nous supposons
qu’il est maître de son destin, responsable de ses
initiatives et conscient des risques à prendre. L’émigration
est l’expression d’une liberté individuelle,
mais corollaire d’une grande variété de facteurs,
tout particulièrement pour les jeunes. Certes, la jeunesse
pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu ‘n’est
qu’un mot’.
Et nous sommes conscients que l’âge est une donnée
biologique socialement manipulée et manipulable, cependant,
nous optons, d’une manière délibérée
pour le concept de « jeune » selon l’âge.
Aussi, on ne peut circonscrire les migrations des jeunes, dans
un débat d’idées binaire et stérile
de ‘pour ou contre ‘, omettant au passage sa substance
première à savoir une réalité sociologique,
démographique, géographique, politique et culturelle...
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La
circulation culturelle intermagrébine
(Vendredi 12 Février 2010 - 10H30 : Salle des réunions
de la Chambre de Commerce , d'industrie et de services.)
Par leur insignifiance, les échanges culturels entre pays
du Maghreb révèlent un double paradoxe : une forte
parenté culturelle, historique et sociale d’une part
et de l’autre un cloisonnement entre les différentes
communautés nationales; une forte attractivité et
une polarisation par l’extérieur, un imaginaire tourné
vers l’ailleurs mais une ignorance et une caricature entre
sociétés voisines.
Si l’indigence des échanges culturels se lit aussi
dans l’insignifiance des échanges économiques
ou les entraves à la libre circulation, elle est d’abord
le produit des déficits en cadres d’expression culturelle
dans chacun des pays. Si d’une part, la scène européenne,
française particulièrement, est le lieu privilégié
de frottement et d’échange entre cultures maghrébines,
ce n’est pas seulement parce que ces dernières ne peuvent
pas traverser les frontières voisines...
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Commémoration
du cinquantenaire du tremblement de terre de la ville d'Agadir
(Samedi 13 Février 2010 - 10H30 : Salle des réunions
de la Chambre de Commerce , d'industrie et de services.)
Le séisme d’Agadir restera l’événement
marquant jusqu’à nos jours, pour cette ville ainsi
que pour sa population. Désastre majeur ayant emporté
avec lui des dizaines de milliers de victimes surprises dans leur
sommeil. Cataclysme dont on peut mesurer l’impact en le comparant
avec le récent tremblement de terre de Port au Prince à
Haïti.
S’il a été du ressort des plus hautes instances
nationales de lancer la dynamique nationale de la reconstruction
d’une ville symbole de renouveau qui serait l’expression
d’une volonté d’un roi et d’un peuple ;
que d’autre part les populations ont parfois trouvé
à s’insérer dans le pourtour urbain de la cité...
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L'adaptation
cinématographique des romans magrébins
(Samedi 13 Février 2010 - 11H00 : Salle des réunions
de la Chambre de Commerce , d'industrie et de services.)
Au delà des différences culturelles, le passage
d'une œuvre littéraire au cinéma ne peut se
faire sans un changement de repères, de sorte que le nouveau
produit soit plus adapté à l'imaginaire du cinéaste.
Tout créateur produit ou reproduit un imaginaire qui est
la manifestation de valeurs inconscientes, ou de ce que Gaston
Bachelard appelle "complexes culturels". Le produit
cinématographique reconstitue ses multiples références
pour en faire une nouvelle représentation et pour redynamiser
le processus mental et rattacher l’intrigue à un
certain contexte historique et surtout à un certain regard...
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| Mot
du directeur des colloques |
L’émigration internationale occupe une place prépondérante
dans l’actualité et ce, surtout à travers les
médias et les relations internationales. Aussi il est logique
de lui voir accordée une visibilité dans les autres
instances culturelles et plus particulièrement à travers
le plus populaire d’entre elles à savoir le 7°
art. Ce dernier a toujours accompagné l’immigration/émigration
depuis ses prolongements les plus récents. Nous sommes une
région, où l’émigration a une épaisseur
historique profonde, que ce soit à l’échelle
nationale ou internationale..
Sans aucune prétention démesuré, ni triomphalisme
péremptoire, il faut noter que ce festival est unique dans
sa démarche, originel dans son approche, et originale par
sa thématique. Oui, et aussi surprenant que cela puisse paraître,
malgré l’importance de cette question au niveau internationale,
que ce soit pour les pays de départ, de transit ou d’installation,
l’immigration/ émigration demeure, hélas, une
question qui nous interpelle toujours, en tant que citoyen, décideurs
ou chercheurs, sans que l’on puisse l’aborder avec la
sérénité de rigueur, la distante qu’il
faut et le pragmatisme nécessaire. Elle est pratiquement
toujours posée en terme, de heurts, de conflits, de confrontations
et de problèmes à résoudre.
Le festival cinéma et migrations, permet de fêter à
la fois ‘l’émigré/immigré’
et les migrations à travers la projection de nombreux films
provenant d’une quinzaine de pays. Mais il y aura également
de nombreuses activités telles que des tables rondes, sans
parler du festival annuel de l'humour : TATSSA "le rire immigré"
.
C’est aussi, une manière pour l’Association l’Initiative
Culturelle de mettre en valeur le patrimoine régional à
travers des conférences-débats. Et pour l’ORMES,
de montrer les activités scientifiques meneés dans
ce sens au niveau du ‘Master Migrations et Développement
Durable’ et du laboratoire de recherche sur les migrations
au sein de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.
Mr. Mohamed Charef
Directeur de l’Ormes et chargé des conferences et débats
du festival cinema et migrations
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